11 avril 2020
ET SI LES COURSES REPRENAIENT AVANT LE FOOT ?

Si, en interne, on a pu évoquer “la fin de la lune de miel” entre édouard de Rothschild et Jean-Pierre Barjon, dès les premiers jours du confinement lié à l’épidémie du coronavirus, les deux hommes forts de France Galop et du Trot ont su faire front commun, cette semaine, devant les représentants des ministères de l’Agriculture et du Budget au moment de solliciter une aide de l’état. Même si ce retour à la normale dépasse le simple discours de façade, des distensions continuent d’exister sur la manière d’appréhender la reprise des courses à l’arrêt, en France, depuis le 17 mars. Dans une récente interview accordée à nos confrères d’Equidia, Jean-Pierre Barjon faisait référence à une mêlée de rugby au moment d’évoquer la manière dont fonctionne, au quotidien, les membres des deux sociétés mères. Unie, soudée, avançant d’un sol bloc face à une crise sanitaire sans précédent.

France Galop en mode cadrage débordement

L’analogie est intéressante. L’image bien choisie. Pourtant, dans les faits, les principaux chefs de file des deux autorités ont une volonté différente d’aller aplatir le ballon ovale en terre promise. Du côté de France Galop, on veut aller vite. Très vite. En mode cadrage débordement. Reprendre le plus tôt possible (à huis clos), utiliser essentiellement le réseau online, quitte à baisser de façon substantielle le montant des allocations. Cette envie de reprendre au plus vite s’explique, en partie, par le timing qui se réduit de plus en plus alors que se profileraient les Poules d’Essai et dans un second temps, le “Jockey-Club” et le “Diane”. Le galop ne peut pas se permettre une année blanche pour les 3 ans, alors que dès l’été arriveront les confrontations inter-générations. Sans oublier le Grand Steeple-Chase de Paris en obstacle.

Le trot veut assurer ses arrières

Une tactique visant à conquérir de nouveaux parieurs sur Internet (la nature a horreur du vide) et à relancer l’industrie des courses sur le marché très concurrentiel du sport imaginée au sommet de la pyramide, du côté de Boulogne, loin de faire l’unanimité auprès de la base et qui n’a pas eu non plus beaucoup d’échos rue d’Astorg, au siège du Trot. Dans le huitième arrondissement de Paris, on veut rester groupé. Solide sur ses bases arrières. Ne surtout pas se précipiter, dégrader le moins possible le niveau des allocations en attendant que le déconfinement soit mis en place, que l’ensemble des points de vente réouvre afin de relancer, dès que possible, sur son réseau physique, la grosse machine du PMU.

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